Fiscalement vôtre


C'est peu dire que le programme de Ségolène Royal n'est pas d'une folle clarté. Sur la fiscalité, le flou artistique, savamment maintenu par la candidate, a franchement viré à la confusion début janvier. Entre Hollande, qui souhaite créer une "CSG retraite", et Jack Lang augmenter les impôts de ceux qui gagnent plus de 4000 euros nets par moi. Salauds de riches !
Afin de calmer le jeu, la candidate a botté en touche en chargeant DSK d'une mission sur la fiscalité. Ce dernier n'a pas d'emblée contribué à détendre l'atmosphère. Puisqu'il a exprimé dimanche de fortes réserves sur l'idée d'une "CSG retraite"."Je veux qu'on remette à plat l'ensemble de la question des retraites, et si à l'arrivée l'ensemble des forces de ce pays, politiques et sociales, arrivent à un consensus sur ce qu'il faut faire et que la conséquence de cela, c'est qu'il faut ce prélèvement, eh bien il le faudra", a déclaré Dominique Strauss-Kahn au "Grand jury RTL-Le Figaro-LCI". Mais "je pense que c'est de mauvaise méthode que de commencer par dire qu'il faut un prélèvement", a-t-il ajouté.
"C'est une méthode trop simple devant des problèmes aussi compliqués que de dire: plus il y a de la dépense, il n'y a qu'à prélever plus", a jugé l'ancien ministre de l'Economie.
M. Hollande a proposé en décembre de créer, notamment pour maintenir les petites retraites et celles des métiers pénibles, "une contribution de solidarité, calculée sur l’ensemble de la richesse produite et pas seulement sur le travail", "une sorte de CSG retraite" payée "pour moitié par les salariés et les entreprises".
Interrogé sur les propositions fiscales faites par M. Hollande, qui ont suscité la polémique, M. Strauss-Kahn a estimé que celui-ci ne les a pas faites "comme premier secrétaire", "puisque aucun des points qu'il a proposés n'avait été proposé au Parti socialiste", a-t-il ajouté. "Il dit ce qu'il veut à titre personnel".
Vive la solidarité et vive le programme socialiste !

Aucun commentaire: